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Biographie
Jean-Louis FOIRET a débuté par le piano classique, à 12 ans, puis
est passé, en autodidacte, à la guitare électrique, à l'age de
15 ans. Quelque mois plus tard, il intègre son premier groupe
de Rock,"Coréopsis". Peu doué pour les solos, il est désigné volontaire
d'office pour tenir le poste de vacant de bassiste. N'ayant rien
fait pour provoquer cette situation, il tombe néanmoins très vite
amoureux de cet instrument, et passe des heures à repiquer sur
disques les ligne de basse de ses idoles: Ten Years After, Deep
Purple, Led Zeppelin, Hawkwind, Allman Brothers, Doobie Brothers,
et bien sûr les Beatles et les Rolling Stones.
Ce travail contribue au développement de son oreille, et les notion
de solfège acquises s'avèrent précieuses. Il est très vite initié
par son ami Xavier Dambrun (Civa, Bob Salasar ) à la musique soûl
: James Brown, les artistes Motown, Philadelphia Sound, Santana,
deviennent les nouvelles influences de Jean-Louis, qui en gardera
un amour du groove et de la musique syncopée.
Après diverses expériences de groupes, plutôt infructueuses, et
une première séance de studio pas terrible, Jean-Louis s'inscrit
au cours de Francis Darizcuren. Il apprend la lecture de partition,
le Jazz, le travail en orchestre, bref, tout ce qui fait le quotidien
du musicien professionnel.
A la même époque, Jean-Louis fait la rencontre du pianiste Olivier
Cosson .Rencontre primordiale, car c'est Olivier qui avec une
grande patience, et une grande pédagogie, l'initiera au travail
en studio, à ses exigences, à la rigueur qu'il requiert. C'est
d'ailleurs dans le studio d'Olivier que le titre "Morgan Dort
" a été enregistré. Jean-Louis se forme dans ce studio, au cotés
de Patrice et Jean-Jacques Cinélu (Chute Libre ) Gerald Manceau
(Waring, Les Rita ), Philippe Falcao (Elsa, Shalamar ).
Toujours à cette époque, Jean-Louis fonde, avec son ami Georges
Jean-Angèle au claviers, le groupe Stuff, qui joue des compositions
originales rock-funk humoristiques, inspirées de Raoul Petite,
Jonasz, Zappa, etc... Stuff gagne le tremplin du Caf'Conc' (une
tournée en Espagne ), participe à un festival, avec la compagnie
Bernard Lubat et joue en première partie de Pierre Akendengué.
Grâce à Stuff, Jean-Louis rencontre le bassiste Alex Védère (Djura,
Palm Beach de Canne, Guidoni, etc... ) qui lui cède sa place dans
son premier Big Band, le Métronome Big Band, spécialisé dans un
répertoire Basie-Ellington. Jean-Louis se passionne rapidement
pour cette forme d'expression Musicale, qui le conduira à jouer
dans le Big Band de Fred Gérard (Jacques Martin ), le Roger Guerin
Big Band, l'Easy Jazz Band (Jazz à Vienne ), le Jazzogène, etc
... Il côtoie des musiciens prestigieux : Antoine Hervé, Ivan
Julien, Dominique Pifarelly, Carl Schlosser, Pascal Danaë et accompagne
Nicoletta, en grand Orchestre.
Ne se définissant pas comme un Jazzman pur et dur, Jean-Louis
adore travailler sous la direction d'un chef d'orchestre, ce qui
le conduit, notamment, à jouer dans l'Orchestre Philharmonique
de Radio France, dirigé par Marc Foster et , pendant deux saisons,
dans l'orchestre du cirque national Alexis Gruss. Il sera aussi
bassiste de l'orchestre de l'émition Trophée Campus, sur France
2 (en 1995).
Une autre rencontre importante est celle avec le batteur, Pascal
Riou (Aimé Barelli, Téléthon, Blondin, etc ... ), d'une très vaste
culture musicale, et d'une extrême exigence. Il a grandement contribué
à la formation, humaine et musicale, de Jean-Louis, Pascal joue
sur les titres : Morgane Dort, Old Heavy, Tomahawk et Isabelle.
Après un diplôme de fin d'études, obtenu au conservatoire de Villeparisis,
Jean-Louis passe professionnel, et joue dans un certain nombre
d'orchestres de variété.
Cherchant malgré tout un mode d'expression plus libre, plus vivant,
Jean-Louis prend en main le destin du groupe de blues Manhattan
Project II. Avec ce groupe, Jean-Louis à joué dans tous les clubs
de la capitale, et avec les plus grands noms du Blues, en France
: Jean-Marie Ecay, Jean Michel Kajdan, Mauro Serri, Patrick Verbeke...
Au cours d'une Jam mémorable avec Luther et Bernard Allison, il
est chaudement félicité par Luther. Et surtout ce groupe lui permet
de rencontrer deux musiciens exceptionnels, deux amis, qu'il ne
quitte plus depuis 6 ans : Laurent Roubach ( Boell et Roubach,
Catherine Lara ) à la guitare, et Jacky Bouladoux ( Renaud, Bill
Deraime, Odeurs ) à la batterie.
Le rêve de Jean-Louis va enfin pouvoir s'accomplir : en 1995,
sort un premier CD de 4 titres,"Morgan Dort ", auquel succède,
l'année suivante, un deuxième "Morgan Dort " de 7 titres, cette
fois, avec un mastering amélioré. Puis sort dans la même année,
"Isabelle ", un CD distribué gratuitement, en partenariat avec
la société Greene Tweed. La musique de Jean-Louis Foiret peut
se définir comme du Rock instrumental, dans lequel on ressent
à la fois des influences classiques et celtiques.
Bien que l'instrument de Jean-Louis Foiret, la basse soit au centre
de cette musique, elle n'occupe pas forcément le premier plan:
certaines mélodies, comme Morgane Dort, Olld Heavy ou Vieux Hard
sont écrites pour la guitare.
La grande particularité de cette musique est que chaque morceau
est conçu selon le modèle des standards de jazz : le thème est
exposé par l'instrument mis en valeur dans le titre puis la parole
circule entre les musiciens. Le fait est très rare, voire inexistant
dans le monde du Rock il est en général interdit à un musicien
d'affirmer sa personnalité autrement qu'en ce mettant totalement
au service du guitare hero (ou bass hero) qu'il accompagne, en
le mettant, lui, et lui seul en valeur. Jean-Louis, au contraire,
travaille avec ses musicien en fonction de leur personnalité,
dont il a le plus grand besoin, pour rendre sa musique plus vivante,
en variant autant que possible les couleurs. Plutôt que de se
livrer à des prouesses techniques stériles, Jean-Louis privilégie
dans sa musique, les mélodies, les climats, les émotions.
Le titre de l'album :" Guitariste Contrarié ? " vient à la fois
du passé de Jean-Louis, puisqu'on a choisi son instrument à sa
place, et à la fois de sa basse à sixcordes, qui peu tenir plusieurs
rôles. Celui de basse, bien sûr, mais aussi celui de guitare :
dans Roscoe, Binary Blues, les chorus de bass empruntent largement
aux phrasé des guitaristes, voire celui de clavier ( la basse
rythmique, en tapping, clin d'il au bassiste américain Roscoe
Beck, pourrait tout à fait être jouée à l'orgue Hammond.
C'est cet instrument très polyvalent, qui intrigue certains, ou
agace d'autres, plus conservateur ( le titre de l'album est aussi
une réponse qui leur est adressée), qui est mis en valeur dans
le premier album de Jean-Louis Foiret.
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Jean-Louis en session |